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L’Etournel

L’Etournel

Pougny et Collonges, Ain, et Chevrier, Haute-Savoie
Carte n°1300 Chancy et carte française n° 3330 OT, Bellegarde-sur-Valserine / Grand Crêt d’Eau

 

Le site de l’Etournel est une vaste zone protégée au bord du Rhône où plusieurs milieux riverains sont représentés. Haut-lieu ornithologique, c’est le début du cours français du fleuve, situé entre les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie, à 16 km de Genève et du Léman. Relativement bien protégé, le Rhône de l’Etournel est depuis longtemps une réserve nationale de chasse : la chasse n’est autorisée qu’aux alentours, et non au bord du Rhône lui-même. D’amont en aval (3 km), on trouve d’abord quelques étangs entourés d’une riche végétation, hérités d’une ancienne gravière et dont certains sont en contact avec le Rhône (commune de Pougny). Vient ensuite un bois constitué surtout de saules, d’aulnes et de peupliers, avec un sous-bois dense laissant quelques clairières ici et là, et qui se transforme progressivement en une vaste roselière bordant une zone d’inondation, près de la Ferme des îles (sous Collonges). La présence de bancs de sable dépend des variations assez importantes du fleuve, provoquées par les barrages de Génissiat et de Pougny-Chancy. Le Rhône lui-même est assez large et abrite plusieurs îles bien boisées et peu accessibles. Plus en aval, sur la rive gauche, se trouvent des roselières plus petites et des îlots inondables ; en retrait sur les deux rives, quelques prairies sèches, des champs cultivés, des prés et des bois entourent le site.

 

L'Étournel
Vue sur le Rhône depuis les anciennes gravières de Pougny - C. Schönbächler

 

Grâce à sa richesse en biotopes différents et à sa situation stratégique sur une voie principale de migration, l’Etournel est d’une grande importance pour les migrateurs et les hivernants, ainsi que pour les oiseaux nicheurs. Parmi les quelque 240 espèces d’oiseaux rencontrées à l’Etournel, plusieurs familles sont particulièrement bien représentées, comme les ardéidés ou les rapaces. Il faut encore mentionner la flore très spécifique, les quantités d’odonates, de batraciens, de mammifères, … Les visites à cette réserve permettent souvent une moisson de belles observations et de surprises, et cela durant toute l’année.

Pour ce qui est des hérons, mentionnons d’abord le Héron cendré, qui a constitué une colonie sur une des îles fluviales. Un autre nicheur plus ou moins régulier est le Blongios nain, qui s’est discrètement installé dans les anciennes gravières. De la fin avril à l’été, trois autres espèces se rencontrent fréquemment : le Héron pourpré, l’Aigrette garzette (souvent en petits groupes, maximum de 13 individus) et le Bihoreau (jusqu’à une dizaine). Ce dernier est même soupçonné de se reproduire sur le site. Le Crabier se montre occasionnellement en mai-juin. La Grande Aigrette est devenue régulière surtout en automne et en hiver. Avec un peu de chance, un Butor peut être surpris au bord d’un étang ou survolant une roselière. Un dortoir de Grands Cormorans – espèce présente toute l’année - existe depuis longtemps sur une des îles.

 

Bihoreau gris
Bihoreau adulte en vol, avril 2006 - C. Ruchet

 

Si seuls le Canard colvert et le Harle bièvre nichent, toutes les espèces de canards peuvent être observées sur le Rhône et aux étangs, avec souvent bon nombre de Siffleurs, Chipeaux, Colverts et Sarcelles d’hiver pendant la mauvaise saison. Certains jours il peut y avoir plusieurs centaines de canards de surface sur le Rhône et sur les étangs. Le Garrot et les Fuligules morillon et milouin hivernent en petit nombre sur le Rhône, tandis que le Souchet, le Pilet, la Sarcelle d’été et la Nette rousse s’y arrêtent plutôt aux deux passages.

Pour plusieurs rapaces, l’Etournel constitue une zone de chasse importante. C’est le cas pour le Faucon hobereau ou le Balbuzard qui aiment stationner et chasser le long du Rhône, surtout en août – septembre. Eperviers et Buses fréquentent le site toute l’année et, comme la Bondrée, nichent aux alentours. Parfois un Faucon pèlerin, voire un Circaète ou un Aigle royal venus des reliefs avoisinants, vient semer la panique parmi les oiseaux. Le Milan noir, présent par dizaines, est de loin le rapace le plus caractéristique du site. Des rassemblements importants peuvent être observés en mars-avril. En hiver, un Autour peut être surpris en train de chasser tandis que d’autres espèces, comme le Busard Saint-Martin ou le Faucon émerillon, sont plus rares (même l’Aigle criard a déjà séjourné deux fois dans le site). Il est d’ailleurs souvent possible de voir migrer bon nombre de rapaces passant au Fort l’Ecluse tout proche, dont certains, comme le Busard des roseaux ou le Balbuzard, peuvent s’arrêter un moment à l’Etournel. La Foulque, la Gallinule poule-d’eau et le Râle d’eau nichent au bord des étangs et dans les marais, tandis qu’une marouette en migration, toujours très discrète, peut s’y arrêter.

La réserve accueille généralement en petit nombre plusieurs espèces de limicoles lors de chaque passage : chevaliers (notamment en juillet – août), gravelots, courlis, Combattants, bécasseaux… Le Petit Gravelot est le seul qui niche, avec plus ou moins de succès ; le Courlis cendré a depuis longtemps disparu comme nicheur, mais est parfois visible lors du passage. La Bécassine des marais peut être rencontrée partout (août – avril) et des Vanneaux se rassemblent parfois dans les champs. Les limicoles se tiennent principalement à deux endroits : aux étangs de Pougny et sur les vasières de la Ferme des Îles et de la rive droite (entre l’écurie et le Pont Carnot plus en aval). Toutefois, il se peut que les bancs de sable soient entièrement inondés…ce qui est particulièrement le cas lors des weekends quand le barrage de Génissiat se remplit.

Les Mouettes rieuses sont présentes toute l’année, au bord du Rhône ou survolant le site et, avec un peu de chance, on trouvera peut-être une Mouette mélanocéphale (en été) ou quelques Goélands cendrés (en hiver). Quelques couples de Goélands leucophées nichent sur les îlots du fleuve et des étangs. D’avril à août, des Sternes pierregarins, nichant à Verbois, viennent souvent chasser à l’Etournel, et il est fort possible qu’elles y nichent un jour. Une visite estivale aux étangs de Pougny permettra peut-être d’observer une Sterne naine ou caugek, ou quelques guifettes survolant les eaux du Rhône.

En période de migration, tout est possible… Un Martinet alpin peut se montrer haut dans le ciel, accompagné de Martinets noirs, ou une Huppe en escale peut être surprise aux abords des étangs. Visibles toute l’année, quelques couples de Martins-pêcheurs se reproduisent sur le site. Le Torcol passe discrètement au printemps et niche probablement entre Pougny et la Ferme des îles. Les zones boisées abritent également de nombreuses Tourterelles des bois et des Loriots qui, dès leur arrivée à la fin d’avril, se laissent facilement observer autour des étangs, lorsqu’ils chantent ou lors de leurs déplacements d’un arbre à l’autre. Les pipits et la Bergeronnette printanière survolent l’endroit et s’arrêtent régulièrement sur les rives et dans les champs, parfois en grand nombre. Par contre, c’est dans les marais et autour des étangs qu’il faudra rechercher une éventuelle Locustelle ou un phragmite en escale. Une Fauvette babillarde, des Pouillots siffleurs ou de Bonelli peuvent être vus et surtout entendus pendant un arrêt lors de leur migration prénuptiale.

Parmi les nombreux passereaux nicheurs de l’Etournel, retenons également l’Hirondelle de rivage, espèce qui niche dans une gravière encore en exploitation à Pougny-Gare et qui vient se nourrir aux étangs. Là, et au-dessus du Rhône, parfois des centaines, voire des milliers d’hirondelles des trois espèces se nourrissent: cherchez-y la rare Hirondelle rousseline en avril et mai. Un des oiseaux les plus caractéristiques du site est le Rossignol, qui atteint une bonne densité un peu partout dans la réserve. Il en va de même pour les dizaines de Rousserolles effarvates et les quelques Verderolles qui nichent à l’Etournel, ce que la Rousserolle turdoïde ne fait plus depuis quelques années. C’est aussi dans les roselières que nichent encore quelques couples de Bruants des roseaux ; l’Hypolais polyglotte et la Fauvette grisette habitent les endroits plus secs, notamment le long du chemin de fer; la Fauvette des jardins est présente mais de façon plus discrète. Les Pouillots fitis et surtout véloce sont encore assez communs et chantent un peu partout. La Rémiz penduline s’arrête volontiers dans les roselières.

Pinson des arbres, Serin, Verdier, Chardonneret, Linotte et Grosbec sont des espèces nicheuses et sont rejoints par des Bouvreuils et des Tarins en hiver. Les Bruants jaune, zizi et proyer sont à rechercher plus haut, autour des cultures et dans les prairies sèches (coteaux au nord et au sud du site). Ces prairies abritent également plusieurs couples de Tariers pâtres, Pie-grièches écorcheurs et Pipits des arbres. Enfin, le discret Bruant fou est régulièrement observé en hiver depuis quelques années, particulièrement le long de la voie ferrée à Pougny.

 

Aigrette garzette
Aigrette garzette, mai 2007 - C. Ruchet

 

Accès

Sans voiture ou vélo, l’accès aux différentes parties de l’Etournel n’est pas très aisé et il faut alors prévoir une journée pour visiter le site dans son ensemble. Depuis Genève, un bus atteint Chancy (terminus) d’où il reste 2 km à parcourir le long de la route jusqu’aux étangs : traverser le Rhône, passer la douane et suivre la direction Pougny et Collonges, prendre la route qui descend avant le village et qui passe dans le hameau de l’Etournel. Il faut ici passer au-dessus du chemin de fer et continuer jusqu’aux barrières (le « parking »), où l’on arrive aux étangs, la zone la plus intéressante au printemps et en été. Pour éviter le dérangement des oiseaux aquatiques nicheurs, phénomène déjà très important dans cette partie de la réserve, il est conseillé de rester sur les principaux sentiers, d’où l’on a une bonne vue sur les étangs.

La roselière et les rives du Rhône du côté de la Ferme des Îles sont à une vingtaine de minutes à pied, en suivant les chemins agricoles au nord de la ligne de chemin de fer. Sur la rive savoyarde (en voiture, voire à vélo), plusieurs points de vue sur le Rhône et sur la rive d’en face sont accessibles depuis la route menant à l’écurie (commune de Vulbens). Le site est intéressant toute l’année, mais la meilleure saison pour visiter l’Etournel est sans doute le printemps (avril – juin), notamment tôt le matin. Sauf par temps très sec, il est recommandé de porter des bottes. Ne vous laissez pas décourager par la présence, parfois, d’une douzaine de pêcheurs – il faut chercher un coin où s’installer et attendre que les oiseaux sortent… Gardez toujours un oeil ouvert sur le ciel, on ne sait jamais ce qui passe en vol ! Il n’y a d’ailleurs pas que les oiseaux à observer : l’Etournel abrite de bonnes populations de Cerfs (en automne / hiver), Chevreuils, Sangliers et Castors. Le Renard et le Blaireau sont également présents.

 

 

Modifié d’après Les Bons Coins de Suisse Romande (c) Groupe des Jeunes de Nos Oiseaux 2005. Texte original par Bram Piot

Dernires Observations :
1 Faucon crécerelle
1 Buse variable
3 Accenteur alpin
1 Pie bavarde
1 Buse variable
≥1 Pinson des arbres
1 Chardonneret élégant
1 Corneille noire
1 Geai des chênes
1 Mésange charbonnière
1 Mésange nonnette
1 Tichodrome échelette
1 Grive litorne
1 Merle noir
1 Mésange charbonnière
2 Pinson des arbres
1 Moineau friquet
1
≥1 Pinson des arbres
2
1
1 Pic épeiche
2 Bouvreuil pivoine
1 Merle noir
1
2
1 Mésange bleue
1
≥1
1
≥1
3
≥1 Geai des chênes
1
2
1 Sittelle torchepot
1 Mésange charbonnière
2 Cincle plongeur
1
≥2
1
~3
1
1
1 Buse variable
1 Canard chipeau
× Corneille noire
3 Grand Cormoran
≥3 Geai des chênes
1 Goéland leucophée
1
1
3
1
1
1 Grand Cormoran
1
1 Pic vert
2 Bruant des roseaux
1 Geai des chênes
1 Troglodyte mignon
1
2 Fuligule milouin
2 Foulque macroule
2 Harle bièvre
7 Sarcelle d'hiver
1 Pic noir
5 Mésange nonnette
≥1 Mésange charbonnière
2 Mésange bleue
≥1
1 Martin-pêcheur d'Europe
1
1
1
≥1
≥1 Sittelle torchepot
≥3 Mésange bleue
≥1 Mésange charbonnière
~12 Mésange à longue queue
1
1 Merle noir
1
1 Troglodyte mignon
2 Mésange charbonnière
1 Pic vert
1 Pic épeiche
1 Pic épeichette
1 Sittelle torchepot
≥1 Grimpereau des jardins
4 Mésange bleue
1 Bergeronnette des ruisseaux
1 Geai des chênes
2 Grand Corbeau
1 Pinson des arbres
2 Bouvreuil pivoine
2 Grande Aigrette
3 Mésange à longue queue
3 Sarcelle d'hiver
1 Pie bavarde
1 Corneille noire
≥3 Sittelle torchepot
≥2 Sittelle torchepot
2
1
1
5 Corvus frugilegus
2 Canard colvert
1 Rougegorge familier
1
1
1
1
1 Mésange noire
2 Mésange bleue
2 Pinson des arbres
≥1 Merle noir
1 Sittelle torchepot
1 Troglodyte mignon
1
2
1
≥1 Buse variable
≥1 Sittelle torchepot
1
≥1 Pic mar
11 Grande Aigrette
1
1
~10 Merle noir
3 Mésange bleue
1 Mésange charbonnière
3 Pinson des arbres
4 Verdier d'Europe
1 Grosbec casse-noyaux
1 Buse variable
1 Rougegorge familier
1 Troglodyte mignon
1 Grande Aigrette
2 Harle bièvre
1 Grande Aigrette
1 Héron cendré
1 Martin-pêcheur d'Europe
1 Bruant des roseaux
9 Corneille noire
2 Goéland leucophée
1 Buse variable
1 Rougegorge familier
2 Mésange bleue
1 Sarcelle d'hiver
3 Goéland leucophée
2 Corneille noire
2 Goéland leucophée
2 Pouillot véloce
2 Pouillot véloce
3 Troglodyte mignon
1 Roitelet à triple bandeau
1 Roitelet à triple bandeau
2 Grand Corbeau
2 Grand Corbeau
1 Gallinule poule-d'eau
1 Gallinule poule-d'eau
1 Héron cendré
1 Martin-pêcheur d'Europe
1 Pic vert
1 Martin-pêcheur d'Europe
1 Pic vert
1 Héron cendré
1 Troglodyte mignon
1 Grande Aigrette
1 Grande Aigrette
1 Mésange charbonnière
3 Grand Cormoran
2 Canard chipeau
2 Harle bièvre
1 Mésange charbonnière
3 Grand Cormoran
2 Canard chipeau
2 Harle bièvre
3 Grande Aigrette
≥1
× Corvus frugilegus
1 Sittelle torchepot
2 Grand Corbeau
1 Troglodyte mignon
1 Mésange charbonnière
2 Harle bièvre
2 Pigeon ramier
1 Héron cendré
× Corneille noire
1 Râle d'eau
1 Grand Cormoran
1 Goéland leucophée
1 Merle noir
1 Pic vert
1 Epervier d'Europe
14 Harle bièvre
14 Harle bièvre
1 Mésange bleue
1 Mésange bleue

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Biolovision Sàrl (Switzerland), 2003-2017