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lundi 23 novembre 2020
Afflux de Cisticoles des joncs

La Cisticole des joncs (Cisticola juncidis) est une petite fauvette des zones humides peuplées de joncs, de roseaux ou encore des prairies herbacées. De par son régime alimentaire insectivore et ses mœurs sédentaires, cette espèce semble dépendante à la température moyenne de l’hiver qui ne doit pas être trop basse (Maumary et al., 2007). Par conséquent, la Cisticole a déjà colonisé plusieurs fois le nord de son aire de répartition traditionnelle (le sud de l’Europe)mais en a été repoussée à plusieurs reprises par les hivers les plus rigoureux (Maumary et al., 2007). Il est attendu que son aire de répartition s’étende dans le contexte du réchauffement climatique.

Les événements de colonisation de cette espèce sont également perceptibles depuis notre pays lorsque les hivers sont particulièrement doux. En Suisse, la première observation de ce passereau date de 1972 et la première nidification documentée remonte à 1975 (Gilliéron, 1976).  Sur le graphique ci-dessous qui résume le nombre de données homologuées par année en Suisse (Vogelwarte, 2020), les pics d’observations au milieu d’années creuses illustrent la succession des phénomènes de colonisation entrecoupés de disparitions. Le dernier afflux se déroule actuellement et depuis 2019. L’année passée, 5 cas de nidification (5ème - 9ème preuves de nidification en Suisse, Maumary 2020, Nos Oiseaux) ont été documentés dans le Chablais (Grangettes VD et Vionnaz VS). Cette année, plusieurs chanteurs ont été signalés aux Grangettes, Chablais de Cudrefin, Robenhauserriet (ZH), Flachsee (AG), Gwattlischenmoos (BE) (Vogelwarte, 2020, Bulletin SI 293).

Évidemment, le canton de Genève ne déroge pas à la règle. Un (ou plusieurs ?) chanteur a séjourné à Sionnet du 23 mai au 16 juin 2020. Sur le même site, B. Guibert et J.-E. Liberek observent une Cisticole le 25 octobre. Finalement, du 7 au 22 novembre au moins (consultation d’ornitho.ch le 23.11.2020), deux individus sont observés dans la plaine de l’Aire.

Dans le contexte du réchauffement climatique et quand on sait que de l’autre côté du lac Léman, le Gros Brasset (Grangettes VD) est le lieu de reproduction le plus régulier de Suisse (Maumary 2020, Nos Oiseaux), on peut aisément imaginer une nidification potentielle à Genève dans le futur. À vos jumelles !


À gauche, la distribution des données par années (Vogelwarte). À droite, Cisticole des joncs dans la plaine de l’Aire, 15.11.2020. Photo : Pascal Marti

posté par Jérémy Gremion
 
vendredi 13 novembre 2020
Des Pouillots à grands sourcils à Genève - 2ème, 3ème et 4ème mentions!

Bien que la diversité des migrateurs décroisse avec l’arrivée de l’hiver, la fin du mois d’octobre et le mois de novembre réservent parfois de bonnes surprises. Certaines espèces sibériennes peuvent être observées en automne tel que le Pouillot à grands sourcils (Phylloscopus inornatus). Dans le canton de Genève, une seule mention existait (Vandoeuvres, 13-14 octobre 2008). Cette année, pas moins de trois nouveaux individus ont été observés !

  • Du 24 au 30 octobre, un premier individu est trouvé au parc Mon Repos
  • Le 30 octobre, une observation unique d’un Pouillot à grands sourcils à Bardonnex
  • Du 8 au 11 novembre, un troisième individu est observé non loin du premier. Ce troisième pouillot est confirmé après une  comparaison sur photos

Cette augmentation soudaine des observations de Pouillot à grands sourcils n’est pas étonnante dans le contexte Européen et Suisse. En effet, depuis une dizaine d’année, le nombre d’observations en Suisse a littéralement explosé alors qu’avant 2007, seules 8 mentions existaient pour le pays.

Plusieurs hypothèses sont plausibles pour expliquer ce nouveau phénomène : déplacement du pôle magnétique, la génétique des population (les voies de migration peuvent être génétiquement déterminées, une mutation pour une nouvelle voie avantageuse se répendrait rapidement dans une population par sélection naturelle), explorations de nouvelles voies migratoires chez les juvéniles, etc. Quoiqu’il en soit, le nombre croissant d’observations lors de la dernière décennie (y compris au printemps !) laisse penser que les observations de Pouillots à grands sourcils et d’autres espèces sibériennes tendent à devenir de plus en plus communes.

Un bon moyen de détecter ces petites espèces très arboricoles est de reconnaître leurs cris. Pour le Pouillot à grands sourcils, son cri bisyllabique est typique est peut être écouté sur ce lien : https://www.xeno-canto.org/species/Phylloscopus-inornatus

Peut-être qu’il en reste encore à trouver… Bonnes observations !

 


Le 2ème Pouillot à grands sourcils pour le canton de Genève au parc Mon Repos, le 25 octobre 2020. Photographe : Pascal Marti

posté par Jérémy Gremion
 
vendredi 6 novembre 2020
Le nouvel atlas des oiseaux nicheurs (EBBA2) est bientôt disponible!

Le EBBA2, acronyme pour European Breeding Bird Atlas, deuxième du nom, est un des projets les plus ambitieux de cartographie de la biodiversité.

50 pays, 500 espèces nicheuses recensées pendant 5 ans entre 2013 et 2017, par carré de 50km sur 50km, avec 120'000 volontaires récoltant les données. Un travail titanesque. Il est indispensable d'avoir une image globale de la faune nicheuse, avec les changements climatiques et environnementaux que notre environnement a subi ces 30 dernières années.
Le premier ouvrage date de 1997. Cette nouvelle édition permettra d'identifier les changements et de mettre en place des actions ciblées.Vous trouverez plus d'informations sur ce projet à l'aide de ce lien.
Pour commander le livre voici le lien direct. 

posté par Christian Huber
 
dimanche 25 octobre 2020
L’identification des fringilles en automne

De mi-septembre au mois de novembre, les granivores migrent en groupes pour fuir le manque de nourriture. La présence des jeunes de l’année et les adultes qui ne sont pas dans leur plumage nuptial, pimentent la détermination des espèces. Nous vous proposons un récapitulatif des critères d’identification principaux pour les espèces de fringilles qui fréquentent le canton de Genève. Les cris sont également un excellent moyen de détecter et identifier les groupes. Pour cette raison, nous vous redirigeons vers le site xeno-canto.org pour consulter les différents cris.

 

Pinson des arbres (Fringilla coelebs)

Le nicheur le plus répandu de Suisse. Environ la taille d’un moineau domestique. Le bec est fort et conique et deux barres alaires blanches sont clairement visibles. Le croupion est vert et les rectrices externes (les plumes extérieures de la queue) blanches sont bien visibles en vol. Le mâle a la tête bleutée. La poitrine et les joues sont rose-orange. La femelle est bien moins colorée: hormis le croupion vert, elle présente des tons grisâtres et chamois.