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Marais de Sionnet

Marais de Sionnet

Choulex et Meinier, 506 / 121, 430m - Carte n°1301 Genève

 

La plaine de Sionnet se situe sur un ancien marais, aujourd’hui drainé mais en cours de reconstitution. C’est une zone de cultures intensives où il n’existe presque plus de biotopes naturels. Cette région du canton doit sa richesse à trois parcelles – les Creuses, le marais de Sionnet et le Pré de l’Oie – qui bordent la Seymaz et qui forment une zone connue des ornithologues sous la dénomination de « Sionnet ». En hiver et au printemps, lors de fortes pluies, la Seymaz déborde ; les parcelles et les champs alentour sont alors inondés, ce qui les rend difficilement cultivables. Ces parcelles sont gérées par Pro Natura Genève et entretenues chaque année. Ces dernières années, de gros travaux ont été réalisés en plusieurs phases pour améliorer l’attrait du site pour la faune et la flore, avec des résultats immédiats. Cela dit, il ne faut surtout pas négliger les environs qui peuvent receler de bonnes surprises (limicoles dans les gouilles, passereaux dans les labours). Merci de respecter les mises à ban et de ne pas pénétrer dans les champs.

 

En période de nidification, on peut y observer de nombreuses espèces intéressantes comme le Grèbe castagneux, le Canard colvert et le Harle bièvre, les Faucons crécerelle et hobereau, la Caille des blés, la Foulque, le Râle d’eau, le Petit Gravelot, les Chouettes hulotte, effraie et chevêche, le Hibou moyen-duc, le Pigeon colombin et la Tourterelle des bois. Fait réjouissant, le Vanneau huppé s’est de nouveau installé dans le marais alors que les derniers nicheurs avaient déserté la région il y a bien des années.

 

Vanneau huppé
Vanneau huppé en vol à Sionnet - A. Pochelon

 

Les passereaux ne sont pas en reste : le Coucou, le Rossignol philomèle, le Tarier pâtre, la Fauvette grisette, les Rousserolles effarvatte et verderolle, la Pie-grièche écorcheur ainsi que les Bruants proyer et des roseaux élèvent tous leurs jeunes dans la réserve et ses alentours immédiats. Le Phragmite des joncs et la Rousserolle turdoïde sont apparemment de plus en plus fréquentes, alors que la Marouette ponctuée et la Gorgebleue à miroir s’attardent parfois au printemps ; nicheront-ils un jour ?

 

Phragmite des joncs
Phragmite des joncs en escale, juillet 2008 - C. Ruchet

 

En période de migration, principalement en avril – mai et un peu moins en août – septembre, la plaine de Sionnet révélera, en plus des espèces nicheuses, des hôtes de passage fort intéressants (à noter que le niveau de l’eau a une importance capitale dans la présence des ardéidés, anatidés et limicoles) : Hérons pourpré et crabier, Bihoreau gris, Aigrette garzette et Grande Aigrette, Cigognes blanche et noire, tous les canards de surface et le Harle bièvre. Toujours au passage, le Balbuzard, le Milan royal, les trois espèces de Busards, la Bondrée apivore, le Vanneau huppé, le Combattant varié, les Bécassines des marais et sourde, la Huppe, tous les Pipits observables en Suisse, les Bergeronnettes printanière et des ruisseaux, le Traquet motteux, le Tarier des prés, les Fauvettes babillarde et des jardins, la Rousserolle turdoïde, la Rémiz sont susceptibles d’être observés. Ces derniers printemps ont été particulièrement productifs du point de vue de la diversité d’espèces utilisant le marais comme site d’escale. Plusieurs espèces prestigieuses ont ainsi été notées par les ornithologues de la région: Ibis falcinelle, Alouette calandre, Hirondelle rousseline, Bergeronnette citrine, Phragmite aquatique, Bruant nain, …

En général, plus le niveau de l’eau est élevé, mieux c’est. D’ailleurs, le site de Sionnet figure dans l’inventaire des sites d’escales d’importance nationale pour les limicoles; plus de 25 espèces ont été observées.

En hiver, des hivernants prestigieux comme le Busard Saint-Martin et la Pie-grièche grise hantent régulièrement les lieux. De nombreuses autres espèces peuvent être observées comme le Héron cendré, les Faucons pèlerin et crécerelle, l’Epervier, les Canards colvert, siffleur et souchet, la Bécassine des marais (très régulière), le Martin-pêcheur, le Pigeon colombin, l’Alouette des champs, les Pipits farlouse et spioncelle, la Bergeronnette des ruisseaux et le Bruant des roseaux.

 

Bergeronnette printanière
Bergeronnette printanière au printemps, Sionnet - A. Pochelon

 

Accès

Pour les vélos et voitures, prendre la route de Thonon jusqu’à la Pallanterie (immense silo carré en béton gris que l’on repère de loin) et tourner à droite au rond-point, puis immédiatement à gauche en direction de Jussy. Le site de Rouelbau (1) est tout proche. Après quelques km, les marais de Sionnet seront visibles sur votre droite. Prendre la route qui longe la Seymaz canalisée et se parquer derrière le petit bois. Observez à pied.

En transport public : prendre le tram « 12 » (au centre ville) ou « 16 » (à la gare Cornavin) en direction de Moillesulaz, descendre à l’arrêt « Tronchet » et prendre le bus C jusqu’à l’arrêt « Route de Presinge » et descendre vers la Seymaz et la plaine de Sionnet.

Les parcelles intéressantes se remarquent de loin : friches, roselières, gouilles et prairies humides fleuries. Une visite des marais de Sionnet se combine facilement avec le site de Rouelbeau.

 

Modifié d’après Les Bons Coins de Suisse Romande (c) Groupe des Jeunes de Nos Oiseaux 2005. Texte original par Cyril Schönbächler avec la collaboration de Martina Stierlin

Dernires Observations :

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Biolovision Sàrl (Switzerland), 2003-2018