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Le Rhône genevois

Le Rhône genevois

Le Rhône de la Jonction à la retenue de Verbois
Genève, Vernier, Peney, Aire-la-Ville, 370m
Cartes n°1301 Genève & 1300 Chancy

 

Les douze kilomètres du Rhône en aval de Genève constituent un secteur d’importance internationale pour l’hivernage du Fuligule morillon (14’976 en janvier 2002), tout en hébergeant bon nombre d’autres espèces (23’490 oiseaux d’eau en janvier 2002, record absolu pour le secteur, dépassant le précédent record – 21’800 – de janvier 1995), malgré la descente quotidienne de la barge qui amène les déchets ménagers de Genève à l’usine d’incinération des Cheneviers à Verbois. Le Rhône est devenu de plus en plus important pour les hivernants depuis la suppression de la chasse en 1974. Il est classé zone « OROEM » et est, de ce fait, recensé une fois par mois, d’octobre à mars.

En période de nidification, les rives du Rhône forment un cordon boisé et sauvage où se réfugie une faune riche et diversifiée, ainsi que bon nombre de citoyens en mal de verdure. Les terriers de Renards et de Blaireaux sont nombreux, plusieurs espèces de reptiles et d’amphibiens hantent les forêts riveraines et le fleuve lui-même et les Milans noirs sont omniprésents dans ce secteur. Les Pouillots véloce, siffleur et fitis, les Mésanges bleue, charbonnière et à longue queue, le Pinson des arbres, le Pigeon ramier, le Troglodyte, le Rougegorge et la Sittelle sont communs le long de ce secteur.

Le Grèbe castagneux niche en faible nombre le long du Rhône et les variations du niveau de l’eau lui causent de nombreuses pertes (nids, poussins ou oeufs emportés par le courant ou mangés par les prédateurs qui ont ainsi un accès facile au nid). Le Grèbe huppé niche en très petit nombre et il est cantonné aux dernières roselières (à Verbois et Aïre par exemple.). Un couple de Grèbe à cou noir a estivé quelques années de suite à Verbois mais sans preuve de nidification. Le Héron cendré se regroupe en petites héronnières qui, sur le secteur qui nous intéresse, comptent moins de 50 couples. Il est présent le long du fleuve toute l’année et n’est pas difficile à voir. Le Cygne tuberculé, le Canard colvert, le Harle bièvre, la Foulque et la Gallinule poule d’eau nichent chaque année sur ce tronçon. Le Canard mandarin commence à se reproduire ici et a déjà été observé avec des poussins ; chaque année, quelques couples sont cantonnés sur les rives, notamment dans la partie aval du Rhône (Jonction, Pont Butin). De même, un couple de Tadornes de Belon s’est installé depuis quelques années – fait plutôt remarquable aussi loin des côtes.

Le Milan noir niche en très grand nombre le long du Rhône (plus de 60 couples) tandis que la Buse, la Bondrée, l’Epervier, l’Autour, les Faucons crécerelle et hobereau sont des nicheurs peu communs. Le Petit Gravelot peut être observé sur les bancs de vase de Verbois, de Peney ou de Planfonds où il vient se nourrir. Il niche en effet dans les gravières alentour.

 

Sterne pierregarin
Sterne pierregarin à Verbois, mai 2007 - C. Ruchet

 

A Verbois, la Sterne pierregarin prend possession, courant avril, de deux radeaux spécialement conçus pour elle, dont le premier a été installé en 1979 déjà. Le Goéland leucophée est présent toute l’année et un couple essaie toujours de nicher au milieu des Sternes ; mais le nid et les oeufs sont systématiquement enlevés pour ne pas compromettre la nidification de ces dernières. Il se rabat depuis peu sur une des îles de l’Etang Hainard, au Moulin-de-Vert.

Le Martin-pêcheur est sans conteste l’oiseau phare du fleuve, mais il est très discret et pas facile à voir, malgré les quelques couples qui se reproduisent encore sur les petites falaises du Rhône. En période de migration, Verbois accueille quelques laridés intéressants, au printemps surtout : Goélands brun et cendré, Mouettes pygmée et mélanocéphale, Guifettes noire, moustac et leucoptère, Sterne naine… mais toujours en faible nombre, mis à part à de rares occasions, lorsque des Guifettes noires s’attardent ou qu’un vol de Mouettes pygmées traverse le ciel. Les ardéidés ne sont pas en reste, mais plus rares et jamais en nombre : signalons ici l’Aigrette garzette, la Grande Aigrette, le Bihoreau et le Butor.

Quant aux limicoles, leur présence dépend du niveau de l’eau : plus il est bas et plus il y a de zones exondées pour accueillir les trotteurs de grèves. Seul le Chevalier guignette peut être observé tout au long du fleuve, les autres se concentrant plutôt à Verbois et en amont du pont de Peney, sur les zones mises à nue par la descente du niveau du Rhône. Bécasseaux variable et minute, Chevaliers aboyeur, sylvain, culblanc, gambette et arlequin, Combattant varié, Vanneau huppé, Petit Gravelot, Echasse et d’autres peuvent être observés avec de la chance. Tous les quatre ans, au printemps, les Services Industriels de Genève font une vidange complète du barrage de Verbois et le Rhône descend de plusieurs mètres pendant quelques jours, ce qui exonde de très nombreuses zones de vases où les limicoles viennent se nourrir.

En période d’hivernage, ce secteur héberge de nombreuses espèces d’anatidés et d’oiseaux aquatiques en tout genre : Grèbes huppé et castagneux, Grand Cormoran, Héron cendré, Cygne tuberculé, Canards colvert, souchet et de plus en plus de Siffleurs et de Chipeaux, Sarcelle d’hiver, Fuligules morillon et milouin, Harle bièvre, Foulque, Gallinule poule-d’eau, Goélands cendré et surtout leucophée sont répandus et présents en nombre. Le Harle piette, le Fuligule nyroca, le Canard pilet, le Cincle, le Martin-pêcheur et la Bergeronnette des ruisseaux sont présents presque chaque hiver en faible nombre. Le Chevalier guignette est parfois observé en hiver, tandis que la Sarcelle d’été est visible au printemps. Le Faucon pèlerin est souvent observé sur le pont Butin pendant l’hiver ainsi que sur les pylônes de la ligne électrique à Verbois.

 

 Quelques centaines de Fuligules morillons et milouins devant la retenue de Verbois
Quelques centaines de Fuligules morillons et milouins devant la retenue de Verbois, janvier 2008 - C. Schönbächler

 

Pour récapituler, voici les espèces hivernantes principales pour chaque site :

(1)     Barrage du Seujet : Harle bièvre, Nette rousse, quelques fuligules, reposoir de laridés sur le toit de l’ancien bâtiment des Forces motrices.

(2)     Aval du pont Sous-Terre : un mâle de Fuligule nyroca chaque hiver, Canard chipeau, Grèbe castagneux, Harle bièvre, laridés. Un couple de Tadorne de Belon a niché dans les environs plusieurs années de suite avec succès, sa provenance restant incertaine…

(3)     Sous Cayla (entre le pont de la Jonction et le pont Butin) : hivernage du Pigeon colombin en petites troupes, Grèbe castagneux, Cincle, Martin-pêcheur, Faucon pèlerin sur le Pont Butin

(4)     STEP d’Aïre : Sarcelles d’hiver, Canard chipeau. Le Fuligule nyroca est régulier.

(5)     Chèvres : petite roselière, quelques Sarcelles d’hiver, fuligules

(6)     Planfonds : zone nouvellement créée, quelques fuligules et canards, laridés, limicoles en migration, Castor.

(7)     Peney : très grosse concentration de canards hivernants, principalement Fuligules morillon et milouin, Canards chipeau et siffleur

(8)     Nant d’Avril : fuligules

(9)     Verbois : forte concentration de canards hivernants, un des meilleurs sites en période de migration (limicoles, laridés). En particulier, regarder les coins suivants:

    Radeaux à Sternes, observation depuis le barrage lui-même ou depuis la rive droite (terminus de la Mouette qui fait la navette, au printemps et en été, de la ville à Verbois). Bien regarder le tas de détritus et de bois mort qui s’amoncellent contre le barrage de Verbois : limicoles à rechercher !

    Dortoir de Grands Cormorans en hiver, de Milans noirs en mars, colonie de Hérons cendrés, bons coins pour les Sarcelles d’hiver

    Nant d’Avril, bon site pour voir les canards hivernants de près

(10) Amont du Pont de Peney : grosse concentration de fuligules et de Canards chipeaux et siffleurs.

 

Chevalier sylvain
Chevalier sylvain en escale sur le « tas de ch’ni », mai 2008 – B. Piot

 

Accès

En bateau, deux descentes quotidiennes depuis le centre ville jusqu’à Verbois pendant la bonne saison (avril à septembre). Départ du Pont de l’île ou du Pont Sous-Terre.

En train, le site de Verbois peut être atteint par le Rhône Express Régional, au départ de la gare de Cornavin. Descendre à l’arrêt Russin (ou Satigny si vous voulez marcher un peu plus), prendre la route qui traverse les voies CFF et descend en direction du Rhône, la suivre sur la gauche jusqu’au barrage de Verbois en passant à côté des Teppes du Biolay. En bus : prendre le « 19 » à la Place des 22 Cantons, à côté de la Gare Cornavin, jusqu’à l’arrêt « Croisée de Confignon » puis prendre le S jusqu’à l’arrêt « ’Pont de Peney », à Aire-la-Ville. Attention aux horaires, les bus de campagne ne circulent pas fréquemment. De là, observez depuis le pont lui-même, en amont et en aval. Vous pouvez aussi vous rendre à l’embouchure du Nant d’Avril de l’autre côté du pont, sur la gauche. Après cela vous pouvez traverser à nouveau le pont et prendre à droite direction de Verbois. Il existe un chemin qui longe le Rhône jusqu’à Verbois, sur la rive gauche, et qui permet de belles observations d’hivernants.

En voiture ou à vélo : les sites de Verbois, Pont de Peney, Chèvres et de la Jonction sont atteignables en voiture. Laissez-la sur un parking et observez à pied, le long des berges. Un chemin longe également la rive gauche du Rhône sur toute sa longueur depuis le Pont Butin jusqu’à la frontière.

 



Modifié d’après Les Bons Coins de Suisse Romande (c) Groupe des Jeunes de Nos Oiseaux 2005. Texte original par Cyril Schönbächler avec la collaboration de Martina Stierlin

 

Dernires Observations :

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Biolovision Sàrl (Switzerland), 2003-2018