Petite balade ornithologique pour débutant.e.s n° 2 - 9 mai 2026
Rossignol philomèle - ©Christine Jaggy
Au départ de cette balade matinale, à peine sortis du parking des Teppes, le chant tout proche du Coucou gris nous invite à une belle entrée en matière ! Prenant la direction du Rhône, caché dans le fourré, avec son chant puissant et rythmé, c’est au tour du Rossignol philomèle de se faire remarquer. Le long du chemin gravillonné, on entend les joyeuses notes flûtées de la Fauvette à tête noire et le « tsip-tsap » du Pouillot véloce. Après la petite zone de roseaux, dans la prairie du haut, sur le même arbuste aux branches sèches, nous apercevons un Tarier pâtre et, plus bas, un Bruant zizi.
Dans le carré de forêt qui suit, perché en hauteur, c’est le Merle noir qui chante fort, semblant marquer son territoire. Une Grive musicienne répète deux à trois fois ses motifs mélodieux et, dans un vieil arbre sec, une petite caverne offre le gîte à une famille d’Étourneaux sansonnets.
Couple de Pie-grièche écorcheur - ©Christine Jaggy
La matinée ensoleillée se réchauffe doucement et un Serin cini lance un gazouillis très rapide. Le long du fleuve, sur une branche de saule, un Pic épeiche nous fait une démonstration acrobatique, alors que le Grimpereau des jardins se laisse furtivement observer juste à côté. Soudain, nos oreilles sont attirées par les petits "tsiii" d’un Gobemouche gris. Proche de la rive, le Troglodyte mignon entonne son chant avec force. On entend aussi le cri dit "de pluie" du Pinson des arbres, puis nous voyons encore passer un Goéland leucophée au-dessus du Rhône, juste avant de s’engager sur le petit sentier en direction de l’observatoire.
Évoquant une valse à trois temps, c’est la Mésange charbonnière qui se manifeste, puis nous prenons le temps de bien écouter le chant du Rougegorge familier et celui très aigu du Roitelet triple bandeau, que certains n’entendent malheureusement pas. De l’observatoire, nous percevons le chant territorial de la Mésange bleue et le bavardage d’une Rousserolle effarvatte. Nous voyons aussi une Foulque macroule attraper des plantes aquatiques.
Le vol plané d’une Buse variable nous invite déjà à reprendre le chemin du retour. Par chance, nous entendons encore l’Hypolaïs polyglotte avec son chant rapide et parfois grinçant, ainsi que le croassement de la Corneille noire. Nous voyons le Moineau domestique filer se cacher et pour terminer en beauté, un couple de Pie-grièche écorcheur venant se nourrir sur le chemin, puis se poser sur les piquets de la clôture.