Migration pré-nuptiale au Marais de Sionnet - 19 avril 2026
Héron cendré et moutons de l’espèce “nez noir” - ©Norie Maturana
À peine sortis du bus G, les quatre “TPGistes” ont le plaisir d’entendre plusieurs chanteurs les accueillir : Fauvette à tête noire, Rougegorge familier, Merle noir, Corneille noire. Auxquels se joignent le tambourinage d’un Pic épeiche et les piaillements de quelques Moineaux domestiques. Ils rejoignent ensuite, sous un tout petit crachin, les sept autres participants (deux cyclistes et cinq automobilistes) devant le centre sportif de Rouelbeau. Le ciel se dégage rapidement et nous laisse profiter d’un beau soleil qui nous accompagnera pour le reste de la sortie, sans que le vent ne s’en mêle, qui plus est !
En amont de l’étang de Rouelbeau, nous admirons l’ouvrage de la famille de castors installée ici depuis une poignée d’années : deux barrages solides et l’inondation conséquente, à des fins de navigation, d’une partie de la zone boisée. Nous entendons de tout près notre premier Rossignol philomèle de la matinée, ainsi qu’un Troglodyte mignon et quelques Verdiers d’Europe.
Tarier pâtre mâle - ©Norie Maturana
Un peu plus loin, des cris vibrés nous font lever la tête juste à temps pour observer l’offrande sanguinolente d’un beau Milan noir pour sa « milane », laquelle l’engloutit sans faire de chichis. Plus loin, nous longeons la Touvière lorsqu’un passereau bien connu des membres du GOBG se montre au bout de la branche nue d’un petit saule : un Tarier pâtre, bientôt rejoint par sa partenaire. Il s’agit apparemment d’un couple nicheur bien établi sur son territoire. Par contre, les six splendides Tariers des prés repérés 100 mètres plus loin ne sont là, très vraisemblablement, qu’en étape sur leur chemin migratoire. Qui sait ? Peut-être un couple s’installera ici, ce printemps ou une autre année, marquant ainsi le retour de l’espèce comme nicheuse dans le canton de Genève.
Nous arrivons peu après au cœur du marais, où nous avons le bonheur de découvrir d’autres espèces, la plupart par leurs chants : Pouillot fitis, Fauvette grisette, Grèbe castagneux, Cisticole des joncs, Rousserolle effarvatte et Rousserolle turdoïde, Bouscarle de Cetti. Avec beaucoup de patience et de concentration, cette dernière est même repérée au pied d’un saule (merci Sandrine !) et se laisse observer pendant près d’une minute.
Tarier des prés mâle - ©Norie Maturana
Sur le chemin du retour, nous rencontrons encore d’autres espèces : Héron cendré, Buse variable, Faucon crécerelle, Hirondelle rustique, Canard souchet, Sarcelle d’hiver, Foulque macroule, Gallinule poule-d’eau, Chevalier sylvain, Bécassine des marais (à distance, très difficile à repérer) et Corbeau freux.
Quelques-uns d’entre nous ont même la chance de pouvoir observer un rossignol, pourtant a priori bien caché dans une haie épaisse (merci Claire-Lise !).
C’est avec de beaux plumages plein les yeux et des chants plein les oreilles que nous sommes de retour au centre sportif vers 12h30.
Merci à Norie pour ses photos !