Saison des anoures au fond des bois - 1er mars 2026
Vol de Vanneaux huppés - ©Natacha Bouchareb
Sous un ciel bleu discrètement décoré de quelques inoffensifs nuages blancs, les douze participants se réunissent à l’heure dite devant la douane de Gy, venus en bus pour les uns, en voiture pour d’autres, en vélo pour la plus sportive. Après un court temps de présentations des participants et de la sortie, nous nous mettons en marche en direction des bois de Gy, sur une petite route longeant un vignoble et des champs. Une vingtaine de Pigeons colombins nous survolent en un groupe compact, alors que deux Alouettes des champs s’égosillent 20 mètres au dessus de nous. Un peu plus loin, tout au bout d’une bande de jachère, un mâle de Tarier pâtre se tient en évidence et un mâle de Faucon crécerelle se fait remarquer. C’est alors que nous repérons avec émotion le grand vol de Vanneaux huppés (une centaine d’oiseaux) qui passe tout près de nous, nous laissant tout le loisir d’apprécier la souplesse de leur vol. Bon voyage chers amis !
Après l’avoir enjambé sur un vieux pont de pierre, nous suivons le Chambet en le remontant. Dans la bande d’arbres et de buissons qui encadrent le ruisseau résonnent les premiers chants : la phrase monotone du Pinson des arbres, les doux trilles et les notes effilochées du Rougegorge familier, les tintements affirmatifs des Mésanges charbonnières et les cris fins des Mésanges bleues, l’explosion étonnement guerrière du Troglodyte pourtant si mignon.
Grenouille rousse ou agile - ©Natacha Bouchareb
Nous passons tant bien que mal un passage particulièrement boueux et entrons dans la forêt. Très vite les chants des grives se font entendre, d’abord lointaines, puis de plus en plus proches. Nous prenons alors le temps de nous laisser éblouir par la créativité de la Grive musicienne et par la douce mélancolie de la Grive draine, sans oublier pour autant d’ouvrir les deux oreilles aux autres espèces, en particulier deux précoces Fauvettes à tête noire et un Pic mar bien énervé.
Arrivés au petit promontoire qui donne une très belle vue sur la réserve Pro Natura des Prés-de-Villette, nous sortons les collations et les dégustons en surveillant le marais devant nous. Nous repérons ainsi deux Grèbes castagneux très actifs, un Canard souchet et un Canard chipeau, un Héron cendré, trois Buses variables. Et nous entendons le grand éclat de rire d’un Pic vert, le tambourinage d’un Pic épeiche, de nombreux cris de Sittelle torchepot et le chant d’un Grimpereau des jardins.
Sur le chemin du retour, nous nous intéressons à l’une des gouilles creusées (pour les crapauds sonneurs à ventre jaune) le long de l’allée, et nous découvrons quelques discrètes grenouilles brunes (agiles ou rousses) à peine sorties de l’hibernation et deux paquets d’œufs déjà déposés.