Cours 1 d’initiation à la reconnaissance des chants d’oiseaux - 28 mars 2026
Pic épeiche femelle - ©Michael Gerber
Il fallait bien être emmitouflé à l’intérieur de plusieurs couches de vêtements pour se rendre au rendez-vous du parc de la Mairie de Lancy ce matin ! Le thermomètre affichait à peine 1°C lorsque les 13 personnes du groupe se sont retrouvées pour assister au concert des oiseaux.
Très vite le spectacle se met place : au-dessus de nos têtes, un couple de Pigeons colombins, occupé à mettre en route une nichée, se manifeste en entrant à tour de rôle à l’intérieur de la cavité d’un platane. Juste au-dessus d’eux, un couple d’Étourneaux sansonnets en fait de même dans un trou de pic. Une poursuite de trois oiseaux très excités attire notre attention : ce sont 2 mâles de Pics épeiches qui en décousent pour s’attirer les faveurs d’une femelle. Durant plusieurs minutes nous suivons ces vols spectaculaires au travers des grands arbres qui nous entourent.
Pour cette première sortie, l’objectif est la découverte des particularités du langage des oiseaux. Par des exemples sonores, nous avons d’abord passé en revue les propriétés physiques du chant des oiseaux : la hauteur (exprimée en kHerz), l’intensité (en décibel) et le timbre (qui indique la qualité du son). Pour montrer l’importance de ces paramètres, plusieurs exemples de chants sont présentés avec leur sonagramme.
Bien installés dans un espace ensoleillé, nous découvrons les astuces qui permettent d’analyser et de répertorier les chants. Nous passons en revue les principales familles de chanteurs en présentant et en décryptant quelques sonagrammes d’oiseaux bien typés.
C’est maintenant le moment de partir à l’écoute des oiseaux qui se sont établis dans le parc. Ce qui nous importe, plus que le nom du chanteur, c’est la manière dont nous sommes parvenus à l’identifier. La Fauvette à tête noire nous fait une démonstration de virtuosité avec son débit rapide et soutenu de notes flûtées. La Sittelle torchepot nous fait découvrir la variété de son répertoire : un premier chant en trille, puis un autre constitué de notes ascendantes et rapides et enfin un troisième, composé de notes lentes et descendantes. Nous passons en revue de la même manière les autres chanteurs du Parc Tressy-Cordy. Le Merle noir, le Pouillot véloce, les Mésanges charbonnière et bleue, le Grimpereau des jardins, l’Étourneau sansonnet,le Troglodyte mignon et le Rougegorge familier.
C’est le moment de la pause, durant laquelle un Milan noir lance son cri habituel en arrivant à son aire de nidification, dans les branches hautes d’un grand arbre. Le long de l’Aire, un cri dissyllabique attire notre attention, un tji-tip caractéristique de bergeronnette. En s’approchant, nous observons une Bergeronnette des ruisseaux qui se déplace en vol ondulant au ras de l’eau et en balançant typiquement sa queue de haut en bas lorsqu’elle se pose.
Il est déjà l’heure de rejoindre notre point de départ, qui nous permet d’observer et d’entendre encore quelques espèces : un couple de Geais des chênes, une Buse variable en vol, un Pic vert au loin et une rencontre étonnante, celle d’un Roitelet triple-bandeau, qui s’est posé presque à nos pieds, nous laissant le temps de bien observer ses trois bandeaux de couleur.
Nous arrivons au terme de notre balade (il est 11h35) avec la consigne pour la prochaine sortie de réécouter le chant des espèces entendues en utilisant le fichier des sons transmis à chaque participant.e.